Communautés culturelles: le vieux démon des péquistes

Dans une lettre ouverte, M. Likongo soutient que «l’avenir du PQ passe par un rapprochement» avec les communautés issues de l’immigration. Il estime que «les militants et les hautes instances» doivent se poser une question «fondamentale : comment le PQ peut-il mieux connecter avec les communautés culturelles»?

Communautés culturelles: le vieux démon des péquistes – Michel Corbeil

« Le constat est pas beau » | Guy Laliberté | Journal de Montréal

Qui me connaît sait que je suis au diapason avec les propos de Guy Laliberté. Effectivement, ce n’est pas parce que nous avons quelques belles fleurs — « Les vaches sacrées : vanter le Québec » | Francis Vailles | La Presse -, que nous avons effectivement un jardin. D’ailleurs, rappelons que CGI a failli faire dérailler l’Obama Care avec une impressionnante incurie de l’implantation du site Internet. Le gouvernement américain n’était pas vraiment content, et semblait fort insatisfait. C’est ça le problème. Entre amis, il n’y a jamais de problèmes. Mais sur la scène mondiale, seule la capacité à faire face à la musique compte.

« On est en train de se démoraliser. » Problèmes de gestion, d’audace, de vision: le Québec a des à croûtes manger s’il veut avancer et briller à l’échelle internationale, estime Guy Laliberté.

« Le constat est pas beau » | Guy Laliberté | Journal de Montréal

Les Québécoises aiment se comparer pour se consoler. « …Le Québec ne va peut-être pas très bien, mais il n’est pas seul dans son camp. Il se situe dans un monde bouleversé qui cherche ses repères… » — « Le pessimisme de Guy Laliberté » | Pierre Duhamel | L’actualité. Avec une attitude pareille, comment peut-on prétendre que les Québécois sont prêt d’aller là où personne n’a été auparavant (innovation, créativité, entrepreneuriat, éducation, santé)? C’est bien la preuve que le modèle québécois ne fait pas mieux que les autres modèles d’autres pays. Entre l’illusion de grandeur (narcissisme national), le déni (de ne pas oser se remettre en question), l’aveuglement volontaire (se cacher la tête dans le sable), et le réalisme, il y a un abysse. Certes, il y a certains succès, quelques belles fleurs, ici et là, mais cela ne fait pas de la société québécoise une figure de proue, dans quoi que ce soit. Il est question de la constitution d’un momentum de LA société.

50 % des Québécois, et 20 % des universitaires ont un problème de littératie. Pendant que les Québécois se replient sur eux, alors que la mondialisation commande le multiculturalisme (ou l’interculturalisme), qu’il soit local, régional ou mondial ; savoir entrer en communication et entretenir des liens d’affaires, avec d’autres cultures, il est là le défi. Si l’on n’arrive même pas à parler notre propre langue, comment pourra-t-on bien parler au moins une autre langue. Or, même les Français ont des problèmes avec leur propre langue qui est, semble-t-il, sans un minable état.

D’ailleurs, j’aime a railler que les Québécois devraient commencer à apprendre la Chinois dès maintenant, plutôt de se concentrer a se battre avec l’Anglais. Or, peut-être se battront-ils contre la langue chinoise.

Dans tout les cas, les Québécois ont besoin de se lever de bonne heure s’ils veulent moindrement réaliser « ensemble » un projet d’avenir, comme la (co)construction d’une communauté de communautés.

Drainville s’enfonce, Laliberté rejaillit | Esther Bégin | Journal de Montréal

Après avoir affirmé la semaine dernière ne plus vouloir être associé à la charte, l’ancien ministre responsable Bernard Drainville se lance dans une tournée médiatique pour se justifier quant à l’absence d’avis juridique.

« Drainville s’enfonce. Laliberté rejaillit » | Esther Bégin | Journal de Montréal

Des fondations du future : les valeurs communes

Le problème n’est pas de faire ou pas d’indépendance. Le problème, c’est la manière dont on s’y prend.

A-t-on vraiment besoin de quitter le giron de la posture post-moderniste pour devenir autonome ou indépendant (comme le propose, entre autre, Mathieu Bock-Côté)? Là se trouve toute ma critique du « primitive folk society », qui se fonde sur le nationalisme, le sentiment et le narcissisme nationaux, et qui requiert un métarécit, une trame historique national d’un passé victimaire ainsi que l’élaboration de menaces futures spécieuses qui relèvent de spéculations paranoïdes ainsi que du nivèlement culturel et identitaire.

L’indépendance, l’autonomie, ne requiert pas le nationalisme, mais la (co)construction. L’indépendance et l’autonomie ne requiert pas le « primitive folk society », mais la multiplicité et la complexité des identités et des cultures ainsi que la conscience d’une identité partagée.

C’est donc, non pas de définir l’identité en terme d’identité ethnique, mais en terme d’attributs culturels comme la langue, le principe de l’égalité homme/femme, le (co)parenting, l’importance du tissu social et notre penchant collectiviste, etc., toutes des valeurs collectives d’une société qui peuvent être partagé par toutes personnes qui cohabite sur un territoire, une communauté de communautés.

Infinite diversity, infinite combinaison

La Charte des valeurs et la «dictature des juges » | Jérome Lussier | L’actualité

Le mépris évident de M. Drainville et de ses acolytes envers le processus de contrôle judiciaire de sa loi cherchait précisément à remettre en cause l’héritage du libéralisme, pour revenir à un état politique antérieur où la majorité n’avait pas à s’embarrasser des droits et libertés protégées des individus.

Charte des valeurs et frontières de civilisation | Jérome Lussier | L’Actualité

The secret of change is to focus all of your energy, not on fighting the old, but by building the new – Socrates

Le PQ et l’obsession identitaire

Voici quelques mots qui résume bien ma pensée.

« LE PARTI QUÉBÉCOIS n’a que lui-même à blâmer pour cette défaite cuisante. Sa soif de vouloir gouverner sans tenir compte de son statut de gouvernement minoritaire l’aura perdu. Les Québécois n’ont pas accepté son manque de coopération avec l’opposition et particulièrement le parti de François Legault,la Coalition Avenir Québec, qui avait accepté une grande partie du projet de la Charte de la laïcité.

Durant sa gouvernance de 18 mois, le PQ avait démontré sa bonne gestion des affaires de l’État. Il aurait pu continuer dans cette voie. Mais son obssession d’obtenir un mandat majoritaire après des sondages favorables dénote un opportunisme mal compris. De plus, sa préparation pour cette campagne électorale était lamentable, particulièrementau niveau identitaire, tombant dans le piège référendaire imposé par l’opposition.

Dans ce domaine, le PQ aurait dû définir sa position ou indiquer clairement un non catégorique pour cette option pendant la durée d’un éventuel mandat. Sa confusion était incompréhensible pour les Québécois, car il avait les coudées franches pour continuer à gouverner et faire un compromis raisonnable en acceptant la charte re-formulée par la CAQ.

Cette consultation électorale démontre la faiblesse du Parti Québécois, qui est pris entre son mandat, qui est de réaliser éventuellement la souveraineté, et le refus de cette option par une majoritéde Québécois. Cette ambiguïté a sanctionné ce parti en lui rapportant le pire pourcentage depuis 44 ans, quand, à ses débuts, il avait fait élire 7 députés sous l’égide de René Lévesque. Ce qui a amené la démission de la seule femme à avoir dirigé le Québec (pendant 18 mois), Mme Pauline Marois.

Le mandat clair qui est donné au Parti libéral, avec 70 députés, donnera l’obligation à ce parti de donner des résultats… »

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Di Candido, Vincent,. (2014, April). « Le PQ et l’obsession identitaire« , Journal Écho Montréal, pp. 2, http://bit.ly/Qll43n.